En France, plus de 40 % des salariés ont suivi une formation à distance en 2023, alors même que les dispositifs en présentiel restent majoritaires dans l’offre des organismes. Les statistiques montrent une progression constante des inscriptions aux plateformes d’e-learning, malgré une perception d’isolement rapportée par certains apprenants.
Les employeurs privilégient encore la formation en présentiel pour les compétences techniques, tandis que les modules en ligne se généralisent pour les apprentissages transversaux. L’arbitrage entre ces modalités ne suit aucune règle universelle, chaque choix révélant ses propres compromis.
Panorama des modes de formation : présentiel, à distance, hybride… de quoi parle-t-on vraiment ?
En 2024, la formation se décline principalement en trois modes : présentiel, à distance et hybride. Ces formats ne répondent pas aux mêmes logiques, et chacun s’adapte à des besoins et des objectifs différents. Les attentes des apprenants, la nature du contenu à maîtriser et l’évolution de la pédagogie dessinent les contours de ce paysage.
Le présentiel reste la valeur sûre pour pratiquer, interagir et bénéficier d’un accompagnement de proximité. Dans une salle, lors d’un atelier, la dynamique collective fait naître l’engagement. Des acteurs comme le CNFCE ou la Haute école de conseil en image perpétuent cette approche, réputée pour son efficacité sur les compétences techniques ou le savoir-être.
Le distanciel s’est hissé au premier plan avec la montée en puissance du numérique. Les modules e-learning, classes virtuelles et MOOC ouvrent la porte à une flexibilité inédite. Des organismes comme Planeta Formación y Universidades et Lemon Learning enrichissent leurs catalogues : social learning, serious games, ou encore accompagnement interactif. Ici, l’autonomie prime : chacun avance à son rythme, via une plateforme (learning management system) et des outils collaboratifs pour garder le lien.
Entre ces deux mondes, le blended learning (formation hybride) s’impose comme une alternative taillée sur mesure. Ce modèle, adopté par des structures telles que Lemon Learning, associe présence en salle, modules numériques, échanges synchrones et asynchrones. Résultat : un parcours adaptable, pensé pour optimiser le temps, maîtriser les coûts et renforcer l’impact pédagogique.
Présentiel ou distanciel : quels sont les points forts et les limites de chaque modalité ?
Le présentiel marque des points grâce à la force des relations humaines. L’énergie du groupe, la spontanéité des discussions, la possibilité de manipuler du matériel ou de s’exercer en situation réelle : tout cela stimule l’envie d’apprendre. L’accès à la réalité virtuelle ou augmentée ajoute une dimension immersive lors de certains ateliers. Mais cette formule suppose de pouvoir se déplacer, de s’organiser, et d’accepter parfois des contraintes horaires ou logistiques.
À l’opposé, la formation à distance offre une liberté précieuse. L’apprenant choisit où et quand il se connecte, construit son parcours à son rythme, et accède à une large palette de contenus (vidéos, quiz, forums, serious games). Cette autonomie séduit, mais elle peut aussi isoler : certains peinent à maintenir la motivation sans échanges directs, même si les outils collaboratifs ou le social learning tentent de combler ce manque.
Voici les principaux atouts et limites à garder à l’esprit pour chaque modalité :
- Présentiel : synergie du groupe, accompagnement immédiat, efficacité sur les compétences concrètes, mais contraintes de temps et de lieu.
- Distanciel : autonomie, accès élargi, formats variés, mais nécessité d’être organisé et risque de solitude.
Quant au blended learning, il tire parti des deux univers. Les entreprises misent de plus en plus sur cette formule, qui combine temps collectifs et travail individuel, présentiel et e-learning, pour ajuster l’expérience et optimiser les ressources.
Comment savoir quelle formation vous conviendra le mieux ? Les bonnes questions à se poser
Avant de vous lancer dans une formation, prenez le temps d’évaluer vos disponibilités, vos contraintes personnelles et professionnelles, ainsi que votre objectif d’apprentissage. Le présentiel convient à ceux qui recherchent un cadre, des échanges directs, ou souhaitent travailler leurs soft skills face à un groupe. Si vos obligations pèsent sur votre temps ou si vous vivez loin des grands centres, la formation en ligne apporte souplesse et diversité, à condition d’être à l’aise avec l’autonomie.
Quelques questions à explorer avant de choisir :
- Votre emploi du temps permet-il de libérer des journées entières ? Orientez-vous alors vers le présentiel.
- Vous préférez avancer à votre rythme, selon vos créneaux ? Les modules e-learning ou les formations à distance s’adaptent à cette organisation.
- Votre priorité est-elle d’acquérir des compétences directement applicables ? L’encadrement en présentiel reste sans égal pour la pratique et le travail sur le terrain.
- Vous souhaitez décrocher une certification ? Les parcours hybrides (blended learning) conjuguent flexibilité et cadre structurant, avec une validation officielle à la clé.
Le secteur d’activité, le besoin d’interaction avec un formateur ou un groupe, le degré d’indépendance souhaité : chaque facteur pèse dans la balance. Le blended learning s’impose comme un compromis agile, alternant sessions en salle et modules numériques selon le profil de l’apprenant. Des organismes comme CNFCE, Planeta Formación y Universidades, Lemon Learning ou la Haute école de conseil en image déclinent ces modalités pour répondre à cette variété de contextes.
Conseils pratiques pour faire un choix adapté à votre rythme et à vos objectifs
Premier réflexe : évaluer votre disponibilité réelle. Le présentiel réclame de la présence sur place, ce qui favorise les échanges et la cohésion, mais demande de s’organiser. À l’inverse, le distanciel (e-learning, classes virtuelles, MOOC) attire ceux qui ont besoin de souplesse et qui souhaitent apprendre sans contrainte géographique.
Puis, interroger ses besoins pédagogiques. Pour progresser sur des compétences pratiques ou travailler en groupe, le présentiel garde l’avantage. La formation à distance séduit les profils autonomes, prêts à piloter leur progression. Certains y trouvent une vraie liberté, d’autres ressentent un manque de lien. Le blended learning, proposé notamment par CNFCE, Planeta Formación y Universidades, Lemon Learning ou la Haute école de conseil en image, se distingue par sa capacité à moduler les parcours et à s’ajuster aux contraintes individuelles.
Ensuite, cerner le niveau d’accompagnement recherché. Même à distance, un formateur peut rester accessible grâce aux outils collaboratifs et aux classes virtuelles. Les plateformes et supports interactifs, sans remplacer totalement l’énergie collective, ajoutent une dimension précieuse à l’apprentissage.
Enfin, vérifier la reconnaissance du parcours. Une certification obtenue via un blended learning ou une formation digitale pèse dans un dossier professionnel et valorise la progression. Les entreprises misent désormais sur cette diversité de formats pour accélérer la montée en compétences de leurs équipes.
À chacun de composer son itinéraire, entre proximité, liberté et accompagnement, pour tracer la route qui lui ressemble. La formation, aujourd’hui, n’a plus de frontières fixes : elle se façonne au rythme de vos ambitions.


